N°2 / 2015

Les radios de Philippe Soupault

Pierre-Marie Héron
Les radios de Philippe Soupault

Résumé

Textes réunis par Pierre-Marie Héron.

Sommaire du numéro

Présentation

Pierre-Marie Héron

Ce dossier (issu d’une journée d’étude organisée à Montpellier en 2014) explore diverses facettes de l’activité et de l’œuvre radiophoniques du poète Philippe Soupault (mort en 1990) dans la deuxième moitié du XXe siècle. Soupault est un clandestin de l’histoire littéraire de l’après-guerre, voire déjà des années 1930, voire même du milieu des années vingt, date de son exclusion du groupe surréaliste (1926), dont le co-fondateur de la revue Littérature (1919) et co-auteur des Champs magnétiques s’écarte déjà à partir de 1924. Dans les années...

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Soupault tel qu'en lui-même

Sylvie Cassayre

Dès les années 50, l’activité radiophonique de Philippe Soupault est multiple : reporter, producteur d’émissions consacrées à la poésie, au théâtre, entretiens. Cette diversité s’inscrit dans un itinéraire personnel biographique. Dans une fidélité constante à Dada, il se fait le défenseur d’une poésie populaire et spontanée et œuvre pour sortir la poésie du livre et en faire un spectacle vivant. La radio lui offre aussi la possibilité de trouver pour sa propre poésie des chemins nouveaux. À partir des années...

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Radiogénie de Philippe Soupault

Myriam Boucharenc

Comme beaucoup d’écrivains de sa génération, Philippe Soupault s’est passionné pour le cinéma, le journalisme et enfin la radio. Elle est pour lui l’occasion de dire et de diffuser la poésie. Cet article montre que la voix radiophonique du poète est travaillée par les mêmes exigences que celles de sa poésie : simplicité, naturel, art des images et du rythme.

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Viv(r)e la poésie

Céline Pardo

Cet article propose de considérer l’activité radiophonique de Philippe Soupault entre 1954 et 1965, au travers des sept séries dédiées à la poésie, sous deux angles complémentaires : la radio doit d’un côté célébrer, défendre et faire circuler la poésie, de l’autre permettre aux pouvoirs subversifs et libérateurs des poèmes – et plus largement de tous textes, paroles, chansons porteurs d’insolite – de se propager le plus largement possible parmi les auditeurs. Par cet usage du médium radiophonique, Philippe Soupault non seulement reste...

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Soupault vaudeville

Pierre-Marie Héron

Partant du constat que Soupault, auteur d’un essai sur Labiche, admirait en lui l’auteur de comédies de caractère (le plus grand après Molière…) plus que le vaudevilliste, l’article interroge la référence explicite au vaudeville dans deux pièces radiodiffusées de Soupault, La Fille qui faisait des miracles, « vaudeville en quatre actes et un prologue » (1951) et La Maison du Bon repos (1976), « tragi-vaudeville en cinq actes et un prologue ». L’examen de la série Le Théâtre où l’on s’amuse produite par Soupault...

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Les carnets de route de Philippe Soupault

Marie-Paule Berranger

« Carnet de voyage », « carnet de route » : ainsi Soupault désigne-t-il deux de ses émissions radiophoniques, Instantanés de Perse (1950) et Bagdad 1950 (1951), deux récits qui tentent timidement de mettre en pratique cet art évocatoire dont il rêve en 1952  dans Le Monde des sons. Le présent article donne quelques aperçus de l’évolution entre l’illustration sonore dans le premier et la suggestion sensorielle dans le second. On y étudie leur statut générique, par comparaison avec la causerie radiophonique et le reportage journalistique,...

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Autophone malgré lui ?

Myriam Mallart-Brussosa

En 1952, Philippe Soupault inaugure au Club d’Essai le bref programme radiophonique Chansons d’écrivains du réalisateur débutant Jean Chouquet. Désirant réconcilier le public et la poésie, ce programme offre une mise en musique de quelques poèmes de Soupault publiés dans le recueil Chansons (1949),  chantés par différents artistes qui mélangent les genres. D’une chanson à l’autre, le poète tisse de sa voix l’histoire de ces textes liés à des souvenirs de ses premières années d’enfance.  Comme il le confessera trente plus tard,...

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Un « ballet radiophonique » de Philippe Soupault

Delphine Vernozy

Avec L’Étrange aventure de Gulliver à Lilliput, Philippe Soupault semble se lancer dans un projet paradoxal : celui de faire du ballet une forme radiophonique. Mais que peut bien devenir sur les ondes un art avant tout corporel, visuel et non verbal ? Quelle est la validité de l’étiquette générique « ballet radiophonique » ? Nous tentons d’explorer ces questions en nous appuyant sur d’autres pièces qui, à la même époque, s’inscrivent dans cette catégorie, mais aussi sur les discours que le poète lui-même a...

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Radio Soupault

Pierre-Marie Héron, Céline Pardo

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Coordination