Qu’est-ce qu’ils vont me faire ? Rien. Je suis folle, ils vont rien me faire.
C’est une fête. Là pour le coup ce serait pas festif du tout, de mon point de vue à moi ce serait raté.[1]
C’est maintenant ça ne peut être que maintenant ça doit être maintenant cette fois-ci – qu’il ne parte pas – que vous ne partiez pas.[2]
Tension
Le mot n’est pas défini
En premier lieu
Comme mouvement
Mais comme état
État d’un corps qui a perdu sa souplesse
Pour se rigidifier, se contracter
On préfère insister sur le résultat, l’inerte
(un corps tendu)
Que sur le mouvement qui l’a vu se tendre
Ou sur celui, peut-être invisible
Mais sans doute plus intense
Qui le fait se retendre constamment
Pour demeurer sur le fil entre
Mouvement et immobilité
Entre rigidité et souplesse
Perpétuellement à la limite
Dans un insupportable à être
Dans le champ des beaux-arts, on l’entend
Par le bel oxymore de dynamisme contenu
Et c’est cet élan retenu
Cette inertie prête à l’à-coup
Cette mobilité immobile
Ce dynamisme contenu qui fait
Mouvement ou geste d’écriture
Dans Les Possibles de son corps
Paru aux éditions Quartett en 2012
Et dans
Votre âme sœur est peut-être dans cette forêt
Paru aux éditions Quartett en 2022
Dans les deux textes donc : une tension
Structurant tout et tenant tout
C’est un principe très physique
C’est comme un élastique
Comme un muscle
Comme un jean
Comme une érection
Mais sans corps spongieux disons que
L’écriture se tend autour d’une béance
Autour d’un trou
Ce premier et ce dernier texte sont
En tension autour d’un trou
(Qui serait ce que je ne veux pas voir, donc que je ne peux pas dire)
Mais une tension qui change de qualité
Entre les deux textes
Dans Les Possibles, c’est la tension entre
L’attente d’un corps offert
Et la retenue des mots pour dire cette attente
Dans Votre âme sœur, c’est la tension entre
Un corps absolument contenu
Et le déversement de la parole
Entre ces deux textes
Dix ans à écrire depuis, avec et contre
Mon corps
À découvrir à quels désirs extérieurs il se plie
Dix ans à départager mes désirs
De ceux que j’ai incorporés
Et que littéralement, à mon corps défendant,
J’incarne :
Me tenir prête à l’emploi
Vérifier que rien ne déborde, ne coule
Que mon âme n’est pas disproportionnée
Que mon corps ne dysfonctionne pas
Puis attendre résolument
Indéfectiblement
De me donner absolument
À l’autrui mâle
Dans la vie, c’est une chose (privée)
Dans l’écriture, c’est un jeu
Car ma langue connaît
Mon corps mieux que moi
Mon désir mieux que moi
En joue
Se joue de moi
Et de ma promptitude à m’ouvrir, m’offrir
Corps avec âme
– J’attends mais je ne comprends pas. J’ai fait tout ce qu’il faut normalement faire, pourtant. Hanches ouvertes, mains tendues, cœur battant. Intelligente, forte en calcul, rompue aux subtilités de la métrique. Je sais faire preuve de sens critique et nourrir une argumentation. Mon rire produit un effet charmant en société, ni dépressif ni gras… J’ai les seins fermes et je parle plusieurs langues, je gagne raisonnablement bien ma vie et j’aime me soûler occasionnellement pour rire de moi et des autres. J’aime également faire la vaisselle. J’ai fait de nombreux stages à haute responsabilité, cinq ans de violoncelle, deux ans de harpe. J’ai récemment appris à coudre. J’ai lu tout Proust, j’ai aussi fait l’acquisition d’une paire de bas transparents. J’ai les yeux noirs, les cheveux longs et mon poids est stable depuis un certain nombre d’années. J’aime divertir une assemblée et me taire lorsque la situation l’exige.[3]
Entre ces deux textes
Dix ans quand même
C’est-à-dire
Le temps d’habiter mon corps
Plus longtemps, autrement
Et le temps pour ma langue de bouger
Se trouver, se fixer, se déplacer, se refixer
D’apprendre pour elle à jouer, donc
Tandis que personnellement
J’ai un peu de mal à jouer
Avec ce dont mes textes parlent
Dans Les Possibles cette tension
Se déploie sous la forme
D’une attente instable,
En déséquilibre
Celle d’être touchée, empoignée, caressée, agie, déplacée
Cette tension ne parle pas d’un besoin d’amour
Elle est, plus viscéralement, un besoin du corps
Le besoin d’être au contact de l’autre
Selon une modalité précise :
Qui en touchant ôte tout le poids d’être
Qui en touchant prend en charge
Qui en touchant prend la charge
Du corps comme masse de membres et d’os
Livré sans notice avec urgence de montage
L’obsession du corps en kit
En écrivant ce texte je ne l’attise pas
À des écritures parentes
(je lis encore peu de textes contemporains,
par peur d’écrouler ce que je suis en train de fabriquer)
Je l’attise par la danse
Showroomdummies de Gisèle Vienne
Amelia d’Édouard Lock
Des corps féminins à la fois virtuoses
Sublimes de maîtrise
Et absolument réifiés
Et dont la réification
Avant de tenir propos
Est d’abord un principe dynamique
De poids et de contrepoids
C’est ce que je fais à l’aveugle avec
Les Possibles de son corps
Dans un jeu de tirés poussés
Tout le texte est une demande
De prise en charge, de relève
- Porte-moi nous allons essayer
- D’accord
- Là
- Comme ça ?
- Mieux que ça
- Comme ça ?
- Avec plus de conviction
- Voilà
- Plus de gravité
- Oui
- Plus de désespoir métaphysique
- Comme ça ?
- C’est bon
- Ça te fait mal ?
- Non
- Je peux faire ça ?
- Oui
- Et ça ?[4]
Cette demande
De prise en charge, de relève
Vient concrètement
De deux endroits dans le texte :
La voix et la didascalie
Qui déploient deux féminins
La voix est humaine mais tend
À une telle perfection,
Une telle désirabilité
Qu’elle pourrait tout aussi bien
Venir d’un mannequin
La didascalie, abondante
(et partie intégrante du texte)
Décrit explicitement
Un corps de poupée, de marionnette
Empoigné rejeté empoigné
Et dont le fragile matériel
Évoque le fragile humain
[…] cela fait trop longtemps qu’elle n’a pas dit un mot et peut-être n’a-t-elle jamais parlé de sa vie. Son dos est lisse, blanc et froid. De ses yeux glacés elle leur demande de l’animer un peu, de la manier – peut-être fouiller dans sa jupe. Elle veut leur faire un sourire spécial mais c’est toujours le même, pourtant elle voudrait exprimer autre chose, quelque chose de précis, d’inédit cette fois, ses poignets fins éclatent, tendus dans leurs manches mal cousues dont les fils dépassent.[5]
Ces deux instances demandent donc
D’être relevées de leur corps
Corps encombrant parce que trop demandeur
Donc pas demandé
Tout cela étant bien sûr absolument genré
Injonction incorporée :
(littéralement : absorbée et digérée)
Il faut se faire désirer
Et pour se faire désirer
Il ne faut pas réclamer
Ce n’est pas sexy
Alors le corps urgent va gêné et gênant
Hystérique façon XIXe, vierge et enflammé
C’est fascinant merci mais on n’en veut pas
Et comme il ne faut pas faire désordre
On emberlificote son désir
Ce qui se paye, dans la forme du texte,
D’un hermétisme maladroit
Elle n’a pas le courage de dire : je désire
Et moi je n’ai pas le courage de dire : je
Il me faudra dix ans pour ça
– Peut-être que ce soir quelqu’un s’avancera vers moi et me dira qu’il me désire. Je ne sais pas si on dit ça, je te désire comme ça en s’avançant simplement vers l’autre. Si on me dit je te désire ça veut dire qu’il faudra tout pousser contre les murs et m’accoupler pour honorer ça ? Je ne sais pas, je n’ai pas appris. Moi je suis très romantique je crois. Dans mon cœur j’ai l’impression d’avoir de grands sentiments. Oui j’ai été faite pour abriter de grands sentiments. S’il fallait m’accoupler immédiatement je ne sais pas si je pourrais.[6]
Retour aux Possibles
C’est assez difficile pour moi de retrouver
Ce texte où je n’a pas encore pris la parole
Où ça parle pour moi et ça dit :
je veux, je veux, je veux et
je ne veux pas, je ne veux pas, je ne veux pas
Où l’écriture se débat entre
Des injonctions sexistes
(que je commence seulement, alors, à soupçonner comme telles)
Et des abandons sincères
(que je réitérerai jusqu’à ma mort, car c’est ma seule façon d’être vivante)
Je suis moi-même gênée par l’impudeur
De celle qui parlait
Alors que franchement, il n’y a rien d’objectivement obscène
De cru, de trash, de violent
On ne voit jamais ces trous qu’il faut d’urgence remplir
(ceux du corps et de l’âme)
On ne voit qu’un trop-vide qui fait trop-plein
J’en ai déçu plus d’un – et plus d’une – avec la couverture
(Représentant une femme attachée selon la technique du shibari)
Qui ne parle pas du texte dans son contenu, mais dit tout de son mouvement :
Un texte sanglé sur lui-même avec des bourrelets qui débordent
Un corps sanglé sur lui-même avec de la voix qui déborde
D’ailleurs je n’ai pas choisi le titre
La formule est prise dans mon texte
Mais le fait de l’avoir isolée
Accroît cette impression que
C’est bien depuis mon corps que je parle
Mais ce n’est pas de mon corps que je parle
Tension donc
Entre un je assumé et un je ventriloque
Entre l’humain et la marionnette
Entre la didascalie et la voix
Entre le dire et le pas dire
Entre je veux pas et je veux
Tellement écartelée que ça vibre
Tellement vibrante que ça oscille
Et la résolution ne peut être
Que de remplir
À la fois le trou qui parle
Et le trou qui fait béance
Par une main
(c’est la fin du texte)
Quand j’avais vingt ans j’y voyais
Bien sûr
Une pénétration mais aussi
Un érotisme qui prolongeait
L’imaginaire de la marionnette
J’écris alors le marionnettiste
Et même avec ça, j’ai du mal aujourd’hui
Car pourquoi cette main
Qui bouche ce qui déborde
Ne serait-elle pas la mienne ?
La main de moi-même
Venant au secours de moi-même ?
Impossible, à l’époque c’est bien
Un homme, l’homme
Je suis tendue vers lui
Ce n’est peut-être que ça
Et si ce n’est que ça, alors mince
Gros doute
Si la tension de mon écriture
N’est que désir d’un homme
Quand un tel homme sera venu
Que je serai rassasiée
Que deviendra cette tension
Imprimée dans un livre ?
Je me pose avant publication
La question du texte dans la durée :
Ce qui le tend
Tend bien d’autres corps
Alors mon désir pourra-t-il
Hors de mon corps être
Pris en charge
Par un, une autre ?
Et si ce n’est pas du désir
Au sens sexuel du terme
Si la béance vient d’ailleurs et si
La tension du texte est autre alors
Qu’est-ce qui pourra remplir le trou
Refermer la béance ?
Spoiler alert : rien
Alors ça va parler
Encore et ce trou
Qui dans Les Possibles était
Point aveugle aspirant
Trou noir donc
Dans Votre âme sœur
C’est un gouffre apprivoisé
10 ans à l’apprivoiser donc
Je tourne autour
Je m’en approche dangereusement
Comme un enfant qui va faire
Une grosse bêtise
Et la tension
Qui dans Les Possibles était
Presque intenable et asphyxie le texte
Dans Votre âme sœur je m’en sers
Comme levier pour dévider la parole
Installation de fête pour 30 personnes : tables abondamment garnies, assiettes de toasts et de verrines, verres en plastique, saladiers de punch avec louches. Il n’y a aucune chaise sur le plateau. Une guirlande de fanions triangulaires suspendue […]. Texte écrit sur la guirlande : « Votre âme sœur est peut-être dans cette pièce ». Dispersés au sol des ballons assortis à la guirlande.[7]
Contrairement aux Possibles, la situation
De Votre âme sœur est claire, transparente même
Voire assez convenue :
(c’est ce qu’il faut pour introduire un bug)
Une fête est prête, une femme attend
L’arrivée de ses invités, guirlandes, verrines
Seulement : la parole fait comprendre
Que ce n’est pas elle qui a préparé tout ça
Qu’elle est enfermée dans la pièce
Comme dans une petite boîte
Dont le couvercle s’apprête à être
Délicatement soulevé ou
Violemment arraché
Car ses invités, dit la parole
Sont trente hommes
Et puis la musique boucle – depuis quand ?
Un an, dix ans ? Et puis la fête est prête
Et la femme offerte sur plateau
Depuis quand ? Un an, dix ans ?
Impossible de dater sa disponibilité
Alors elle se tient debout
Absolument rigide, pas drôle, premier degré
Pas là pour s’amuser mais pour trouver l’âme sœur
C’est ce qu’on lui a dit mais aussi
C’est peut-être ce qu’elle veut
Je n’ai pas tranché
La question du désir
Que l’on doit susciter
Que l’on peut ressentir
Impératif carcan ou
Nécessité du corps
Et dans ce carcan-corps
Qui est celui du personnage
Peut-être aussi de la comédienne
Et peut-être aussi le mien
Ou celui de beaucoup d’autres
La parole jaillit
Librement les fantasmes
Se déploient les pensées
Illégitimes les délires psychotiques les
Fragments de contes les recettes infaillibles
De séduction les faux souvenirs vrais traumas
Comment savoir
Un jour elle m’a dit bon j’arrête et si on jouait plutôt je crois qu’on n’a jamais joué ensemble est-ce que tu aimerais ? J’ai dit oui et elle m’a endormie en m’étouffant, quand j’y pense c’était pas un jeu super amusant. Je me suis réveillée sur une table et là effectivement en baissant les yeux sur mon corps j’ai pu voir que je n’en avais presque plus, et un médecin m’a dit que j’étais restée une enfant et que c’est pour ça que je ne savais pas ce qui était bon pour moi enfin bon moi c’est ce que j’ai retenu, il m’a dit je peux te faire grandir et je lui ai dit ah bon mais comment vous allez faire et je le trouvais totalement à côté de ses pompes, je lui parlais de la chaise sur laquelle je restais tout le temps et lui il me répondait rognons onglet filet rumsteck bavette, je lui disais mais ça vous intéresse pas ce que je vous dis, vous écoutez pas ce que je vous dis et après il m’a donné une ordonnance avec tendron collier plat-de-côtes-hampe écrit dessus et on est rentrées à la maison.[8]
Ça parle peut-être d’une mère violente
Ça parle peut-être d’anorexie
Ça parle peut-être de viol collectif
C’est peut-être quelque chose de très grave
Peut-être quelque chose de pas grave
Et ce n’est peut-être rien de tout ça :
Juste du dire
Souvent c’est cette femme qui dit
Parfois elle est ventriloquée
Par une voix étrangère à son corps
Celle qui sait comment on doit plaire
Comment on doit être et qui
Elle-même est ventriloquée par
Du roman de gare
Du dossier Elle
Du profil Tinder
– Et si l’un d’eux est là son visage tout près du mien avec ses yeux de tropiques et son parfum de cuivre et de poivre, et qu’il me dit tu sais moi mon truc c’est de les soumettre et qu’il sourit, je sais c’est pas terrible mais c’est mon truc, alors moi je sourirai aussi et nos regards se riveront l’un à l’autre comme ils disent et moi je siroterai […] et je ne saurai plus quoi dire mais je sourirai car c’était peut-être une blague et l’humour aussi est une vertu.[9]
La didascalie vient constamment ramener
La parole en laisse à la situation
Musique qui boucle
Projecteurs qui harcèlent
Immobilité qui contraint
Mais la parole se fait la place
Se déverse et refait la béance
On a eu beau sangler le corps
Le préparer l’ajuster le servir
Contre la parole on ne peut rien
Elle se permet de résister
Je pense aux écritures que j’ai
Rencontrées entre 2012 et 2022
Alexandra Badea
Mariette Navarro
Samaële Steiner
Ces écritures sœurs
Denses, chargées, surchargées
Où la langue dit tout, donc fait tout
Et fait tout advenir
Langue refuge, langue liberté
Ces écritures qui disent, chacune à leur manière
Le corps (aliéné / en transformation / émietté)
Mais qui parce que la langue sature tout
Posent la question de ce qu’il reste
Comme place
À la physicalité
Je crois me situer là
Qu’est-ce qui va se passer quand il approchera sa peau comment – comment ils disent sa peau d’ivoire ou d’ébène, sa peau de marbre chaud, comment je vais fondre, je ne pourrai pas m’empêcher de fondre même s’il me dit que ce moment n’est pas exceptionnellement sentimental pour lui mais juste agréable et tout au plus sympathique. Je fondrai parce que je sais que je fonds. Je sais que tout pour moi est exceptionnellement sentimental. Je sais que je suis toujours prête à fondre sous un regard, sous une main. Je me vois déjà fondre. Ce sera les cheveux en premier, on dit que c’est les cheveux qui fondent en premier. Puis les ongles. Je fondrai à ses pieds et il continuera le slow tout seul en clapouillant dans la flaque de moi.[10]
Tension donc
Entre le corps qui fond et la parole debout
Entre les didascalies qui contraignent et le dire qui libère
Entre le corps paralysé et le verbe feu follet
Entre un je assumé et un je ventriloque
Entre l’humain et le mannequin
Entre je veux toujours
Et je veux toujours pas
Entre le vrai et le pas vrai
Mais ça n’écartèle plus ça joue
Ça s’amuse à vibrer, à osciller
Et la résolution pose problème
Car maintenant la béance
Même si je ne sais
Toujours pas
Ce que c’est ou
Ce qu’il y a au fond
Je sais qu’elle est à moi
Le trou est circulaire
Revient de moi à moi
Alors comment résoudre ?
Et puisque je ne peux
Me résoudre alors comment finir ?
C’est la faiblesse du texte
Un déclic final qui fait un peu
Pétard mouillé
J’aurais dû dire : il n’y a pas de déclic
Cette fin ne fait pas fin
Revenez page 1 SVP
La boucle est pour toujours
La tension pour toujours
La béance pour toujours
Je suis le trou qui parle
Le trou qui fait béance
Et ainsi je vivrai béance
Béance qui parle et qui danse
Mais ce n’est qu’en écrivant
Pour m’adresser à vous
Que mon corps s’est pris cette netteté
De plein fouet et là quand je le dis
Netteté fouet encore car la langue sait
Le corps qui ne sait rien
Alors à dans dix ans
NOTES
[1] Pauline Picot, Votre âme sœur est peut-être dans cette forêt, Rosny-sous-Bois, Quartett Éditions, 2022, p. 39.
[2] Id., Les possibles de son corps, Rosny-sous-Bois, Quartett Éditions, 2012, p. 13.
[3] Ibid., p. 17.
[4] Ibid., p. 33.
[5] Ibid., p. 23.
[6] Id., Votre âme sœur est peut-être dans cette forêt, op. cit., p. 30.
[7] Ibid., p. 13.
[8] Ibid., p. 20.
[9] Ibid., p. 31.
[10] Ibid., p. 29.
AUTRICE
Docteure en Études Théâtrales, Pauline Picot a soutenu une thèse sur l’imaginaire du fluide dans le théâtre français au XIXe siècle sous la direction de Mireille Losco-Lena à l’Université Lumière Lyon 2. Elle est intervenante à l’ENSATT Lyon en dramaturgie depuis 2018, et contributrice permanente à la revue Synapsis publiée par le département d’Humanités Médicales de l’Université de Columbia (New York). Pauline Picot est également autrice ; les éditions Quartett publient ses textes théâtraux depuis 2012. Sa dernière pièce, Votre âme sœur est peut-être dans cette forêt (2022), est mise en voix au Théâtre du Rond-Point en février 2023. Elle vient d’être accueillie en résidence par Texte En Cours en partenariat avec Montpellier Méditerranée Métropole, dispositif dont elle a été la première lauréate.